Si beaucoup hésitent ou ne souhaitent pas se lancer dans la création de jardins potagers (à vocation familiale), c’est souvent parce qu’ils pensent que ces jardins sont soumis à trop de contraintes ou ne peuvent être réalisables que dans certaines situations.
Chez J’Adopte Un Potager, on dit NON aux idées reçues !
Et on fait plus ! On vous prouve qu’à chaque question, il y a une réponse !
FAQ
- Faut-il de grands espaces pour créer des jardins potagers ?
- Peut-on cultiver un jardin uniquement en pleine terre ?
- Les jardins potagers sont-ils une source de nuisances ?
- Les potagers attirent-ils les nuisibles ?
- Et la consommation d’eau ?
- Et les traitements et engrais au potager ?
- Et l’intrusion et le vandalisme ?

Faut-il de grands espaces pour créer des jardins potagers ?
- Pour la première expérience d’un jardinier néophyte un carré de culture de 1,20m de côté suffit et permet d’avoir des rotations de salades, radis et de cultiver des plantes à rames ou à palisser.
- Ensuite, 12m² permettent à un jardinier plus expérimenté et motivé de varier les cultures. Cette taille de potager convient aux personnes consacrant 1 à 2 heures occasionnelles à cette activité.
- Un potager de 30 à 40 m² permet de nourrir 1 à 2 personnes. Le temps à consacrer est d’environ ½ heure par semaine, une heure en avril – mai.
- Un potager de 100 m², ou plus, permet de nourrir toute sa famille. Attention au temps à consacrer et à la conservation des légumes, quand ils arrivent en masse !
On voit donc que la dimension des parcelles doit vraiment être appropriée :
- Au foyer du jardinier, au nombre de personnes qu’il compte nourrir,
- A son expérience en matière de jardinage,
- Au temps qu’il peut y consacrer,
- Aux moyens de conservation dont il dispose (congélateur,…).
Attention, donc à ne pas créer des parcelles trop grandes, inadaptées à l’expérience ou au temps consacré par le jardinier.

Peut-on cultiver un jardin uniquement en pleine terre ?
NON !
On peut tout à fait créer des jardins sur dalle – ou sur toit terrasse – dès que la charge admissible est connue. Les jardins sont délimités par des retenues de terre, de matériaux divers, sur une hauteur moyenne de 50 cm. Le “substrat” est adapté en fonction du poids compatible avec les contraintes techniques. Un drainage permet la circulation des eaux.

Les jardins potagers sont-ils une source de nuisances ?
Les potagers attirent-ils les nuisibles ?
NON !
La nature est souvent associée aux « petites bêtes », pas toujours désirables : les rongeurs, insectes ravageurs …
La réintégration de jardins potagers en ville participe à la lutte contre ces indésirables, par la biodiversité qu’ils peuvent apporter, sous forme de légumes, fruits, mais aussi fleurs.
- Les oiseaux, grenouilles, chauves-souris, hérisson et insectes auxiliaires reviennent, se nourrissant des insectes nuisibles et autres ravageurs du potager. Ils sont donc très utiles pour le jardinier : ils participent à la lutte contre les nuisibles.
- Les plantes ont des particularités qu’il faut savoir exploiter : la menthe fait fuir les rongeurs, la capucine les limaces, le basilic les moustiques,… Les exemples de ce type sont nombreux et l’association végétale permet de lutter contre les maladies et attaques parasitaires, sans utilisation de produits du commerce.

Et la consommation d’eau ?
L’arrosage est très variable, selon :
- La qualité de la terre,
- La météo et la pluviométrie,
- Les variétés de légumes,
- Le besoin spécifique en eau de la plante.
Il est donc très difficile d’estimer la quantité d’eau nécessaire sur une année pour un potager.
Un calcul empirique, sur la base de 2,5 arrosoir / m² / semaine conclut à un volume d’eau de 300 litres /m²/an.
Ce calcul ne tient, en outre, pas compte des pluies !
La pose d’un pluviomètre, dans un jardin permet de visualiser les besoins, en arrosage.
Avant d’arroser, un bon jardinier pense à limiter l’évaporation en « paillant » ses cultures.
Rappelons aussi que l’ancien Adage « un binage vaut 2 arrosages » reste toujours vrai.
L’eau de pluie peut être collectée dans des récupérateurs permettant l’arrosage manuel.
Par ailleurs les plantes apprécient surtout l’arrosage aux pieds et très modérément l’aspersion.
Enfin, l’arrosage en période sèche peut être amené par un réseau, sur lequel chaque jardinier devra brancher son compteur individuel.
En guise de conclusion, un bon jardinier sait maîtriser sa consommation d’eau !

Et les traitements et engrais au potager ?
La lutte contre les parasites passe avant tout par la diversité des cultures, on parle alors de cultures associées et engrais verts.
L’alternative à l’engrais … c’est le compost, il a tous les avantages :
- Il apporte au sol les éléments minéraux et nutritifs nécessaires, la « nourriture » pour une bonne croissance des légumes, il contribue à renouveler le support terreux,
- Il ne coûte rien,
- Mieux, il participe à la diminution des volumes de déchets !
Une application de compost bien décomposé, c’est une à deux fois par an, avant la plantation.

Et l’intrusion et le vandalisme ?
L’expérience montre que le vandalisme est minime sur les jardins potagers, par rapport à d’autres équipements. Il peut y avoir quelques vols de légumes. Nous invitons par ailleurs les usagers à ne pas laisser d’équipement de valeur sur site
Mais généralement les jardiniers sont les premiers à être vigilants et à faire respecter leur « investissement ».

